Mon travail prend souvent appui sur le paysage, non pour en donner une représentation fidèle, mais pour en retrouver une sensation.
Les peintures se construisent lentement, par couches successives, jusqu’à ce qu’un espace s’ouvre.
Au fil du travail, certaines formes apparaissent puis s’effacent. Parfois une présence se laisse deviner — une silhouette, un animal, une figure fragile — comme si l’image hésitait entre apparition et disparition.
La couleur joue un rôle central : elle organise l’espace du tableau et installe une atmosphère.
Ce qui m’importe est moins la description d’un lieu que l’expérience du regard.